Premiers pas dans les cross : une expérience formatrice
"Cette saison, j’ai choisi de participer aux cross pour la première fois de ma jeune « carrière » de coureur à pied. L’objectif était clair : me confronter à une discipline différente des courses sur route que je pratique habituellement, du 10 km au marathon. Et comme souvent en athlétisme… je n’ai pas été déçu !
Le premier tour se déroule plutôt bien. Je me situe dans le premier quart des engagés et me qualifie pour
les quarts de finale. Le parcours, finalement assez proche d’une course nature, ne présente ni boue ni difficultés techniques particulières : les chaussures classiques suffisent.
Le deuxième tour change complètement de décor : place au vrai cross ! Gadoue, parcours plus technique, météo franchement catastrophique… l’épreuve devient rapidement folklorique. N’ayant pas opté pour les pointes les plus longues, je glisse énormément et le regrette rapidement — mais c’est aussi comme ça qu’on apprend ! Malgré tout, je termine à une honorable 90ᵉ place sur 180 concurrents, synonyme de qualification pour la demi-finale des Championnats de France de cross-country.
1h30 de route à l’aller comme au retour, pluie incessante, froid glacial : les conditions sont dantesques. Moi qui me considérais comme un coureur d’un niveau plutôt correct (33:55 sur 10 km et 2h34 sur marathon), je termine… 169ᵉ sur 194 participants. Le niveau est tout simplement très, très relevé : il faut courir le 10 km en moins de 31:40 pour se qualifier aux championnats de France. Impressionnant.
Je repars de cette expérience avec une belle leçon d’humilité, mais surtout avec ce que j’étais venu chercher : de l’expérience. Enchaîner ces courses préparatoires sur un format inhabituel, en plein cœur d’une préparation marathon (Londres, fin avril), a clairement renforcé mon physique et mon mental. Courir ces cross lors de week-ends à près de 130 km d’entraînement achève les cuisses… mais c’est précisément ce qui fera la différence le jour J. Sans oublier le mental, mis à rude épreuve par la météo, la difficulté du terrain et les classements lointains.
J’en ressors grandi.
Merci au VAC pour cette opportunité, et rendez-vous l’an prochain, chers cross… avec l’ambition de faire encore mieux !"
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