🏃♂️ De coureur du dimanche à finisher de 100 km : Bernard nous raconte son parcours
Pendant longtemps, la course à pied n’était pour moi qu’un simple moyen de rester en forme. Une sortie hebdomadaire, sans objectif précis, juste pour garder la condition nécessaire à mes autres passions : le ski de fond en hiver, l’escalade ou encore la randonnée en montagne.
Et puis, à 50 ans, tout a changé un peu par hasard. Un collègue m’a lancé un défi : courir le marathon de Paris avec lui. À l’époque, 42 km me semblaient complètement fous, presque irréalisables. Pourtant, j’ai relevé le défi. Je me suis entraîné sérieusement pendant plusieurs mois et j’ai terminé cette première course en un peu plus de 4 heures. Avec le recul, je ne recommanderais pas forcément de débuter la course à pied par un marathon… mais cette expérience a été un déclic.
Séduit par l’ambiance des courses, je me suis inscrit au VAC, où j’ai découvert les entraînements structurés : fractionné, sorties longues, travail en côte… Grâce à cette régularité, j’ai progressé, et à ma grande surprise, j’ai commencé à courir plus vite et plus longtemps.
Aujourd’hui, j’ai une dizaine de marathons à mon actif, des trails jusqu’à 80 km, et même les 100 km de la Somme – mon département natal – que j’ai bouclés en moins de 11 heures.
Désormais dans la catégorie M6M (Master 6), je constate que les coureurs de mon âge sont moins nombreux sur les lignes de départ… ce qui m’offre parfois de bons classements par défaut ! J’ai ainsi été sélectionné pour les Championnats de France de semi-marathon à Vannes en septembre dernier, et grâce au Verneuil AC, je devrais participer aux Championnats de France de Trail court (29 km) sur les pentes du Mont Ventoux en mars prochain.
Mais au-delà des résultats, ce qui me motive, c’est toujours l’ambiance des courses : l’attente sur la ligne de départ, les moments de doute en plein effort, la satisfaction de tenir bon… et bien sûr, la joie intense de franchir la ligne d’arrivée.
Quant à mes chronos ? Difficile de faire des prédictions, surtout quand elles concernent l’avenir ! Je fais attention à ne pas me blesser, mais je peux dire qu’à la Mansonnienne cette année, j’ai battu mon record sur 10 km avec un temps de 42'09''. Et j’espère encore aller plus vite la prochaine fois.
