🏖️ Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes 2025 : La Côte d'Azur au rythme des champions !
Christopher raconte.... (texte original en bas de l'article )
11 semaines avant Nice-Cannes, j’ai découvert la cause d’une blessure qui me hantait (et m’empêchait de courir) depuis le 31/10/2024.
Avec cette bonne nouvelle, il me restait 10 semaines pour me préparer, ce que j’ai fait consciencieusement : j’augmentais tous les quinze jours de 10 km pour atteindre 50 km par semaine à la 8ᵉ semaine, avec quelques sorties de 30 km.
À l’approche de la course, je suis parti à Nice nerveux et me sentant sous-préparé. La veille au soir, les choses ont empiré : j’étais une vraie boule de nerfs. Je n’ai pas terminé le dîner avant 23 h, et à ce stade, avec si peu d’attentes, j’ai décidé de profiter de la soirée : promenade sur la plage et même quelques verres de rouge !
Le matin, tout a changé. Lever de soleil magnifique, échauffement sur la promenade au soleil, et à 8 h j’étais sur la ligne de départ dans le sas « préférentiel » avec 10 000 personnes derrière moi… mais sans attente, donc sans pression !
Alors j’ai juste couru !
Le parcours longe la côte, avec la mer à gauche, le soleil derrière et seulement quelques bosses à franchir. Les conditions étaient presque parfaites, avec beaucoup de soutien tout au long du trajet.
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1 h 29 à mi-course, je ne me sentais pas si mal mais j’ai décidé de laisser passer le meneur d’allure 3 h et de m’installer dans un rythme légèrement plus lent. J’ai mangé, bu et pris des douches d’eau à chaque occasion… sans surchauffe, aucun signe de crampes, et j’ai simplement poussé à travers les 8 derniers kilomètres inconfortables.
J’ai franchi la ligne en 3 h 05 (pas un record perso). J’ai vu le chrono, j’ai souri, et je suis vite parti pour mes 3 apéritifs prévus à Nice l’après-midi. Et en fait, je n’ai pas cessé de sourire pendant les 2 jours suivants !
Je ne sais pas quelles leçons tirer de tout ça, mais c’est une course géniale à faire, dans une ville magnifique, et bien sûr finir sur la plage après une course, ce n’est jamais une mauvaise idée. »
Le retour de Philippe.....
« Bilan du Marathon des Alpes-Maritimes
Pour la première fois, j’ai dû abandonner un marathon… Pourtant, tout avait bien commencé.
Arrivé l’avant-veille chez des amis à Villeneuve-Loubet, nous avons profité pour visiter la région.
Le samedi matin, direction Nice pour récupérer mon dossard : une ville superbe, agréable, pleine de charme.
Dimanche, réveil aux aurores pour rejoindre la zone de départ. Le temps était frais, mais le soleil brillait et l’ambiance réchauffait les cœurs. Rapidement, la chaleur est revenue pour le départ.
La Promenade des Anglais était noire de monde, rendant l’échauffement difficile. Le départ par sas s’est fait dans la bonne humeur, et très vite le flux de coureurs s’est réparti de chaque côté du terre-plein central.
Je me sentais bien, heureux de courir dans ce décor enchanteur. J’étais dans les temps que je m’étais fixés, compte tenu de ma condition de « vieux coureur ». Jusqu’au semi, à Villeneuve-Loubet, tout allait bien.
Puis, soudain, une douleur au genou droit. J’ai ralenti, puis marché, espérant que cela passe… mais la douleur s’est amplifiée. Au 31ᵉ km, j’ai dû me rendre à l’évidence : continuer était déraisonnable. Pour moi, un marathon ne se marche pas.
La mort dans l’âme, j’ai abandonné à Antibes-Juan-les-Pins. J’ai demandé à un CRS où mes amis pouvaient me récupérer, car toutes les routes du bord de mer étaient fermées. Ma femme, partie en train pour m’attendre à Cannes, nous a rejoints à Antibes devant le Palais des Congrès. Je pouvais à peine marcher.
Ma déception a été vite relativisée par le drame qui a endeuillé la course…
Malgré tout, c’est une épreuve magnifique, dans une ambiance de feu, avec une foule qui encourage sans relâche. Cela m’a donné le courage d’essayer de continuer, mais mon genou se dérobait à la moindre montée, risquant la chute.
Je recommande ce marathon : organisation impeccable, ravitaillements solides tous les 10 km et liquides tous les 5 km.
J’espère pouvoir le refaire un jour. »








